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Création d’un site internet d’avocat : respecter la déontologie et recevoir des demandes
Par Jeremy Damamme · Publié le 16 octobre 2026
En bref
Le site d’un avocat obéit à l’article 10 du règlement intérieur national : déclaration à l’Ordre, nom de domaine portant votre nom ou celui du cabinet, aucun terme générique comme « avocat-divorce », pas de « spécialiste » sans certificat, rien de comparatif. Dans ce cadre, il doit répondre aux questions des clients et rendre le contact simple.
| Règle | En pratique |
|---|---|
| Informer l’Ordre | À l’ouverture ou à toute modification substantielle du site, avec les noms de domaine |
| Nom de domaine | Votre nom ou la dénomination du cabinet, éventuellement avec le mot « avocat » |
| Interdit dans le nom | Le titre d’avocat de façon générique, un domaine du droit, une activité d’avocat |
| Spécialisation | Les mots « spécialiste » ou « spécialisé » réservés aux titulaires d’un certificat |
| Domaines d’activité | Trois domaines dominants au plus, issus d’une pratique effective |
| Publicité | Ni mensongère, ni comparative, ni dénigrante ; aucune bannière publicitaire hors profession |
Les règles qui changent la conception du site
Le nom de domaine est le premier piège : une adresse comme « avocat-divorce-paris » est interdite, même si elle serait utile pour le référencement. L’Ordre a sanctionné plusieurs avocats pour ce motif, souvent cumulé avec une mention de spécialisation sans certificat.
Les avis clients demandent aussi de la prudence : des témoignages laudatifs répétés en termes identiques ont déjà été retenus comme manquement. Mieux vaut des avis vérifiables sur votre fiche Google que des citations non sourcées sur le site.
Ce qui fait qu’un client vous contacte
- Une page par domaine d’activité, qui répond aux questions que se pose le client (« combien de temps dure un divorce par consentement mutuel ? ») plutôt qu’à celles d’un confrère.
- Les modalités d’honoraires expliquées : forfait, temps passé, résultat. Le flou fait fuir plus sûrement qu’un tarif.
- Un premier contact simple : numéro cliquable sur téléphone, formulaire court, prise de rendez-vous en ligne.
- Une identité vérifiable : barreau, parcours, adresse du cabinet, photo.
Se faire trouver sans nom de domaine générique
Le nom de domaine compte peu pour Google. Ce qui compte : des pages qui traitent précisément chaque domaine et chaque ville où vous intervenez, une fiche Google Business Profile complète avec des avis, et un site rapide sur téléphone.
La publicité en ligne est permise aux avocats dans le respect de l’article 10, y compris Google Ads (détail : la publicité d’avocat). Sur « avocat divorce », Google estime l’enchère de haut de page entre 2 et 7 € en France : le calculateur de rentabilité indique si votre honoraire moyen le supporte.
Refaire un site existant
Avant une refonte, relevez les pages qui reçoivent des visites et prévoyez leurs redirections, puis informez l’Ordre de la modification. Pour préparer le projet, le modèle de cahier des charges s’adapte à un cabinet. Pour un état des lieux rapide de votre site actuel : le diagnostic gratuit.
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Questions fréquentes
Un avocat peut-il avoir un site internet ?
Oui. Il doit en informer le conseil de l’Ordre sans délai à l’ouverture ou en cas de modification substantielle, et communiquer les noms de domaine qui y donnent accès.
Quel nom de domaine pour un site d’avocat ?
Le nom de l’avocat ou la dénomination du cabinet, en totalité ou en abrégé, éventuellement précédé ou suivi du mot « avocat ». Les noms génériques évoquant le titre d’avocat ou un domaine du droit sont interdits.
Peut-on écrire « avocat spécialisé en droit du travail » sur son site ?
Seulement avec le certificat de spécialisation correspondant. Sans certificat, on peut mentionner jusqu’à trois domaines d’activités dominantes issus d’une pratique effective.
Un avocat peut-il faire de la publicité sur Google ?
Oui, la publicité est permise si elle procure une information sincère, sans mention trompeuse, comparative ou dénigrante, et elle doit être communiquée au conseil de l’Ordre.
